La Nouvelle-Zélande : deux îles aux identités affirmées avec 4 millions d'habitants pour 268 000 km2 et 44 millions de moutons... ça laisse rêveur!!!
On fait nos premiers pas chez les Kiwis sur l'île du Nord en atterrissant à Auckland, la plus grosse ville du pays (1 million d'habitants soit 1/4 de la population!!!). On récupère de nos dernières nuits australiennes trop courtes avec le luxe d'une auberge de jeunesse : ça faisait longtemps...
Après une journée de glande appréciable, je dégote un monospace TOYOTA à louer pour trois semaines et à un prix défiant toute concurrence : une fois les deux rangées de sièges dépliées, on a un "vrai" lit pour trois avec nos sacs de couchage. Contrairement à Karmela, le confort s'arrête là : ni réchaud, ni glacière. Ce sera des courses repas après repas : difficile de varier et d'équilibrer... (ne nous parlez plus de boite de thon, de jambon ou de salade sous vide!!!)
En attendant Patrick - l'Irlandais du Transibérien - on s'offre une virée de trois jours dans le Nortland. Greg manque de nous gâcher la première soirée en perdant les clés du van : plus d'1h30 à chercher à la frontale dans les égouts, les poubelles, etc. "Heureusement", il a oublié de fermer la voiture avant de perdre le trousseau : tout est là et on peut s'installer pour la nuit. On retrouve les clés au petit matin sur un muret. Sans commentaires. On peut apprécier la suite : paysages sauvages d'un vert hallucinant, forêts denses, côtes déchiquetées, baies aux eaux calmes, belles routes sinueuses et vallonnées. Je retrouve l'ambiance de l'Irlande ou des Highlands écossais...
On prend le temps de découvrir Auckland à notre retour : escalader l'Harbour Bridge, flâner à Devonport, prendre un bain de soleil sur une des plages de la ville, craquer pour une glace Hokey Pokey (spécialité kiwie : vanille avec des bouts de caramel), se payer un moules-frites dans un café belge (on attendait ça depuis le Vietnam!!!), renvoyer quelques trucs en France, encourager les Blues d'Auckland face aux Western Force lors d'un match du Top 14 (défaite 27 à 17 malgré de nombreux All Black dans l'équipe)... et retrouver Patrick le soir de la St Patrick!!!
Folle soirée du 17 mars où en maître de cérémonie, il nous entraîne dans les meilleurs pubs de la ville voire dans un club privé irlandais avec tous ses compatriotes expatriés. Musique et danse traditionnelles. Ambiance garantie jusqu'au petit matin. Rencontré dans le Transibérien au mois d'août et aperçu en Mongolie pour une soirée d'adieux, c'est comme si on ne s'était jamais quittés!!!
Déjà une semaine chez les Kiwis et rien vu passer... On poursuit notre route sur l'île du Nord avec la Coromandel Peninsula. Toujours aussi sauvage et vert. Une petite ballade pour atteindre la Cathedral Cove histoire d'y tremper les pieds.
On quitte la verdure pour Rotuora. Place hautement touristique. Visite du village maori Whakarewarewa qui tente de garder une touche authentique avec danse et chants traditionnels. On ne peut pas échapper au fameux Haka... La cohabitation Pokaha (Blancs en maori) et Maoris est beaucoup plus respectueuse que celle des Australiens et des Aborigènes.
On découvre aussi le superbe site de Wai-o-Tapu, une zone thermale de plus de 17 km2 dans la région volcanique du Taupo. Cratères, geysers, piscines d'eau chaudes et froides, fumerolles, sources bouillonnantes, couleurs surnaturelles (bien que complétement naturelles, dûes aux composants chimiques), bains de boue. Les noms sont d'ailleurs plus qu'évocateurs : la maison du diable, le cratère du tonnerre, les encriers du diable, la palette de l'artiste, le cratère de l'enfer, la piscine champagne, la grotte à soufre, etc. Un spectacle original à la fois visuel, sonore (chutes d'eau, geyser, giclures, bulles) et odorant (pour ne pas dire malodorant, soufre oblige!!!).
On traverse le Parc national de Tongariro en fin de journée. Des couleurs chaudes, de la bruyère qui se perd dans une végétation sauvage et des volcans qui dominent à quelques 2000 mètres d'altitude : superbe. On s'arrêtera en remontant dans dix jours...
En effet, Sarah, la "kiwie girl" du Tansibérien nous attend à Martinborough, au sud de l'île du Nord. Petite bourgade réputée pour ses vignobles et... c'est tout.
On est accueillis pour quelques jours dans la maison agréable de Sarah et sa coloc Felicity. Je manigance même une surprise avec Patrick qui débarque d'Auckland pour partager l'ambiance de nos retrouvailles. Trois jours avec des amis de "longue date" à concocter des petits plats franchouillards, à jouer au Pictionnary Chilien, à porter un toast "vodka time", à faire une virée à Wellington pour un resto en terrasse sur le port, à découvrir le coin avec le Ferry Lake et le Cap Palliser, à observer des phoques à quelques mètres seulement en train de roupiller sur les rochers ou jouer dans l'océan, à apprendre quelques pas de danse irlandaise sous l'oeil averti de Pat (qui a fait partie de River Dance)... avant de se prélasser dans le spa du jardin. Dur, dur.
Après deux petites semaines, il est temps de prendre le ferry et découvrir les charmes de l'île du Sud, réputée plus sauvage. Beaucoup de bornes (c'est fou comme on relativise depuis l'Australie!!!) et une météo capricieuse.
Coup de coeur pour l'Abel Tasman National Park : une rando de 23 bornes sur un sentier côtier avec cascades et ponts de bois, forêt dense et fougères abondantes, plages de sable blanc, criques isolées, eaux turquoises de la Tasman Bay, baies sauvages...
On attaque la côte ouest de l'île du Sud plus isolée (avec seulement 9000 habitants sur toute sa longueur!!!) et plus arrosée par les pluies qui sont stoppées par les reliefs si proches de la côte.
Une première escale au site des Pancakes Rocks. Curiosité géologique dûe à l'érosion maritime : une côte déchiquetée avec des "piles de pancakes" qui surplombent l'océan déchaîné, des amas rocheux, des cavités, des arches... Superbe.
On poursuit notre descente vers le Sud jusqu'aux glaciers des Southern Alps : Franz Jozef et Fox Glacier. Petite marche d'approche jusqu'au pied du glacier. On profite d'une éclaircie pour admirer les séracs, les cascades de glace, les crevasses... Ces glaciers facilement accessibles ont la particularité de finir dans la forêt tempérée juste à 250 mètres au-dessus du niveau de la mer!!! Grâce à l'unique combinaison entre le climat et leur forme encaissée, ces deux glaciers évoluent dix fois plus vite que n'importe quelle vallée au monde. D'ailleurs, ils avancent depuis 1985...
On reprend la route sous la pluie battante. Petite visite surprise le temps d'une soirée chez Jonathan, Felicity et leur petit Sébastien de 21 mois( Jonathan est le frère de Stef, un australien francophone rencontré à Alice Springs). Petite soirée bien sympa à Jacobs River, un bled paumé de la côte ouest. On ne s'attarde pas faute de temps...
Nouvelle rencontre impromptue à Wanaka avec les parents de Sarah : Rob et Joan, la 50aine épanouie et joyeuse. Belle baraque avec vue sur la ville. Le coin est superbe et reposant : lac de montagne encerclé de montagnes pelées ou enneigées. Virée sur le lac avec leur bateau, pause café et pique-nique sur une plage de galets isolée, pêche infructeuse et visite guidée par deux amoureux de la nature.
On passe de bonnes soirées en leur compagnie à échanger nos anecdotes de voyage ou de boulot (ils sont instits tous les deux) et à passer à tour de rôle derrière les fourneaux. Une belle rencontre.
On tire jusqu'à la pointe sud-ouest de l'île pour découvrir Milford Sound. Sortie en bateau sur les eaux sombres où plongent des fjords abruptes, des cascades rugissantes, un glacier, des phoques... On observe le spectacle du pont sous une petite bruine et dans la brume. On n'a pas très chaud mais on apprécie...
La fin du séjour sur l'île du Sud est pluvieuse et longue. Beaucoup de bornes pour remonter jusqu'à Picton et récupérer le ferry. Le paysage est sauvage et semi-aride. Les moutons, les faons et les vaches sont dispersés dans les champs. On découvre la région de Mt Cook, le plus haut sommet du pays à 3754 mètres. Le temps pluvieux et brumeux nous empêche d'en voir le sommet alors on se résigne et on poursuit notre remontée. On longe les lacs Pukaki et Tekapo aux couleurs hallucinantes. D'un bleu chimique...
Passage furtif par LA ville de l'île du Sud, Christchurch, pour une pause avant de reprendre la route sous des trombes d'eau. On arrive à Picton tard dans la nuit pour quelques heures de sommeil sur le port avant de prendre le premier ferry au matin.
On débarque à Wellington en début d'aprem sous le soleil mais avec une fraîcheur nouvelle. L'hiver approche...
On repasse par Martinborough pour récupérer le MP3 de Greg qu'il avait malencontreusement oublié et on en profite pour aspirer notre "maison" roulante. Cette fois-ci les adieux sont bien réels avec Sarah...
Comme prévu, on revient dans le Tongariro National Park pour une rando d'une journée. Manoeuvre malheureuse de Greg sur la route qui emboutit le coffre en faisant une marche arrière dans un poteau en béton... Je crois que le pauvre n'était plus lui-même en NZ, encore sous le charme australien?! On se pose des questions avec François quand même : comment fait-il?! Yerk yerk yerk... C'est assez impressionnant à vrai dire mais aussi usant. Avec Greg, c'est un peu comme l'Inde : "everything is possible"...
On finit la NZ avec une superbe rando : le Tongariro Crossing. Dommage qu'elle soit aussi entretenue et fréquentée... le paysage est superbe : plaines arides, fumerolles, coulées de lave, roches volcaniques, cratères, ruisseau qui serpente entre les herbes jaunâtres et le lichens, paysage lunaire. Lumière tamisée par les nuages et ambiance brumeuse. 7 heures de marche et 1000 mètres de dénivellé pour atteindre les Emeraldes Lakes au niveau d'un col. Couleurs chaudes et odeur de soufre pour une pause pique-nique à l'abri du vent. Retour sous une petite pluie dans ce paysage "apocalyptique". Petit moment de bonheur.
On rejoint Auckland pour notre dernière nuit kiwie. Courte comme d'habitude après avoir réglé les derniers détails avant le départ. On rend notre van au gars de la location qui essaie de nous gruger quelques dollars en prétextant un arrangement à l'amiable. Je lui fais comprendre qu'on veut une expertise ou alors des factures comme preuves. Coincé, il nous amène chez un expert qui -oh surprise- nous fait une facture pour 50% moins cher que prévu... Si on avait cru devoir négocier en NZ!!!
Hormis ces quelques mésaventures, la NZ m'aura charmée avec ses paysages sauvages et incroyablement variés : montagnes, glaciers, océan, volcans, villes, lacs, fjords, caps, plages de sable blanc, vignobles, côte... On retrouve un peu la diversité de la France. Les gens sont adorables et accessibles. Même s'ils détestent leurs voisins australiens (ils ont tendance à leur reprocher leur côté superficiel et branchouille), ils ont un côté cool eux aussi : pas de stress...
Je regrette juste leur surenchère touristique : tout est exploité au maximum!!! Paradoxal pour un pays plutôt sauvage. Ils sont très branchés sports de pleine nature mais bon... Par exemple, à proximité d'une rivière, on pourra faire du kayak, du rafting, du jet boat, du bateau, de l'hélicoptère (jamais vu autant d'hélicoptères!!!), de l'avion... Ils exploitent la nature dans toute sa dimension!!!
Et puis le plaisir de retrouver Sarah et Patrick après plus de 6 mois de tribulations chacun de son côté : deux belles rencontres...
C'est le gars de la location qui nous dépose à l'aéroport et on s'envole pour la Polynésie Française en début d'aprem pour arriver 24h plus tôt : départ vendredi soir pour une arrivée en soirée le jeudi. Après 5 jours sans douche et peu d'heures de sommeil, ce sont trois loques qui débarquent sur le sol polynésien...
C'est Emilie une copine de gym (que je n'avais pas revue depuis 10 ans!!!) qui nous accueille à l'aéroport avec Jérôme et leur ch'ti Heremoana et un collier de fleurs odorantes.
On a repris contact pendant ce TDM et dès qu'elle a su qu'on débarquait à Tahiti, elle n'a pas hésité à me proposer d'héberger la triplette en vadrouille... des retrouvailles pour le moins inattendues!!!
Il faut dire qu'on a passé une grande partie de notre adolescence ensemble à s'entraîner 4 fois par semaine dans un gymnase (sans compter les week-end...). Forcément, ça crée des liens...
Je vais partir aussi en nouvelle zelande et je suis fortement interessé par le prix du monospace que tu as degotté. Je n'ai pas encore une idée précise des bons prix. Je partirais 30 jours mi janvier - mi février.
Merci pour tes informations précieuses
nicolas
suran kiwi, kiwi moi cela me dérange... même avec la cinquantaine épanouie et joyeuse